Il y a quelques semaine, le « Grexit », la possibilité d’une sortie de la Grèce de la zone Euro voir de l’Union européenne était sur toutes les lèvres.

Les dirigeant européens s’inquiétaient du non-respect de principes fondamentaux :  réduction des les déficits, paiement de la dette, levée de l’impôts… La sortie de crise, ce fut le maintien dans la zone euro (le mandat confié par le peuple grec à Tsipras), assortie d’une feuille de route diversement interprétée : de type politique d’ajustement structurel sauce FMI années 80-90 pour certains, d’autres avalant la pilule en estimant que des réformes sont nécessaires afin que la Grèce ne devienne pas un Etat effondré.

L’affaire était extrêmement grave : on envisageait de sortir « le berceau de la démocratie » de l’Union européenne. C’est qu’on ne rigole pas avec les critères d’adhésion au projet politique européen dès lors qu’ils sont économiques et budgétaires.

Cependant, l’adhésion à certaines valeurs conditionnent l’appartenance à l’Union européenne

Il faut respecter l’article 49 du traité de Maastricht : « Tout État européen qui respecte les principes [de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l’État de Droit], peut demander à devenir membre de l’UE. Il adresse sa demande au Conseil, lequel se prononce à l’unanimité après avoir consulté la Commission européenne et après avis conforme du Parlement européen qui se prononce à la majorité absolue de ses membres ».

Aujourd’hui, la Hongrie se met au ban de l’Union Européenne, car son premier ministre Viktor Orban supervise la construction d’un mur de la honte : « la barrière anti-immigrants sera installée d’ici fin août ». Les condition d’octroi de l’asile ont été durcies, et les migrants parqués dans des camps provisoires. Selon M. Orban « l’immigration illégale est liée au terrorisme et entraîne un accroissement de la criminalité, dont les viols, et du chômage. L’Europe doit rester aux Européens».

Chacun ne peut continuer à gérer « ses pauvres », « ses migrants » dans son coin. Sans vouloir jouer les Cassandre, et dans le contexte de montée de blocs droitiers, réactionnaires, xénophobes sur l’ensemble du territoire européen, il est fort à craindre que sans réaction des démocraties européennes, l’article 49 du Traité de Maastrict sur l’Union Européenne ne devienne caduque.