L’EDITO DE GUILLAUME BALAS (président du groupe socialiste et républicain)

Depuis bientôt 4 ans, notre collectivité œuvre au déploiement et à la consolidation du bouclier social promis aux Franciliens. L’objectif ? Protéger les habitants de notre région des effets de la crise, réduire les importantes inégalités entre les territoires et leurs habitants et préparer notre région aux grandes mutations sociales, économiques et environnementales en cours.

Les Franciliens ont besoin d’appréhender l’avenir avec confiance. Pour cela, notre responsabilité de Conseillers régionaux est de définir la place que doit occuper l’Île-de-France dans un monde globalisé, de faire en sorte que la première région d’Europe en termes de population et de poids économique soit aussi un modèle en matière d’innovation, d’égalité, d’accès au services publics et de qualité de vie. Ces objectifs qui ont dicté notre action depuis 2010. Ils étaient encore au cœur de l’actualité régionale en cette rentrée 2014-2015.

Dans les lycées, tout d’abord, où nous poursuivons l’expérimentation de la tarification des cantines scolaires en fonction du quotient familial – et donc des revenus des ménages. Testée dans 114 lycées franciliens, cette politique tarifaire illustre notre engagement en faveur des publics les plus fragiles. En effet, cette mesure propose une tarification plus juste dans les cantines et va permettre aux lycéens des familles les plus défavorisées qui ne les fréquentaient pour des raisons financières d’y accéder de nouveau. Dans cette même recherche de l’égalité réelle, nous avons augmenté la Dotation générale de fonctionnement des lycées (DGFL) et amélioré sa répartition pour favoriser les établissements accueillants les élèves les plus fragiles.

A la région Île-de-France, la rentrée des classes est également placée sous le signe de l’emploi ! Parallèlement, nous concentrons nos efforts pour offrir à tous les Franciliens un meilleur accès à la formation et à l’emploi qualifié. Pour répondre à ce défi, nous clarifions les missions, les objectifs et les relations entre l’Etat et les acteurs publics pour un service public de l’emploi plus efficace, point de rencontre entre les attentes des citoyens et des employeurs en matière de formation. Notre ambition est de faire émerger une nouvelle croissance économique par un soutien local aux entreprises et à leur créativité, mais aussi renforcer la cohésion nationale et l’accès aux services publics dans des territoires fragilisés par la crise.

La présentation devant l’assemblée régionale du bilan de la stratégie régionale de développement des entreprises et de l’innovation (SRDEI) mise en place en 2011 était l’occasion de constater l’efficacité des politiques régionales de soutien des PME et PMI franciliennes vers un modèle de développement économique aussi soucieux d’accompagner celles-ci vers la croissance que de créer des emplois durables et non délocalisables et vertueux pour le cadre de vie des Franciliens.

Si l’économie francilienne s’en sort mieux que dans le reste du pays, opérant d’ores et déjà le fameux « retournement de courbe » attendu par l’ensemble du territoire français, il reste de nombreuses marges de progression pour développer l’emploi en Île-de-France.

A travers la charte du service public d’orientation régional présentée lors de la séance plénière du 25 septembre dernier, la majorité a tracé des perspectives claires pour améliorer les conditions d’accompagnement des salariés tout en garantissant une meilleure orientation vers la formation professionnelle. C’est dans ce sens qu’a également été voté le renouvellement du partenariat avec Pole Emploi qui simplifie les démarches des demandeurs d’emploi, leur fait gagner un temps précieux et leur ouvre les formations les plus adaptées à leur demande.

Le projet de sécurisation des parcours professionnels s’inscrit aussi dans le prolongement de cette démarche d’accompagnement. En renouvelant son partenariat avec l’Etat et les syndicats, notre collectivité démontre une fois de plus sa capacité à anticiper les mutations du marché de l’emploi pour mieux protéger les salariés et continuer d’orienter efficacement les demandeurs d’emploi.

Grâce à ces dispositifs, la majorité régionale francilienne entend anticiper le rôle de leader en matière d’emploi que l’Etat s’apprête à confier au Régions. Il s’agit de faire de l’institution régionale un acteur majeur du tissu économique francilien et de l’affirmer comme une structure d’impulsion qui à la fois protège, anime et coordonne les parcours des Franciliens. Ces initiatives innovantes la transition vers un nouveau modèle de développement qui correspond à la réalité de la vie des Franciliens.