Lors de la séance plénière du Conseil Départemental du 25 juin, le Préfet Philippe Galli a présenté le rapport d’activité des services de l’État dans le département. Au nom du groupe socialiste, Mathieu Hanotin interpellait le Préfet sur différentes problématiques prégnantes sur notre territoire. Voici un extrait de son intervention, qui reprenait mes questions sur la sécurité.

« Merci Monsieur le Président,

Monsieur le Préfet,

Comme vous le savez, en Seine-Saint-Denis, la situation en matière de sécurité fait l’objet de la vigilance de tout l’exécutif du Conseil départemental, qui est à l’écoute des habitants, des élus mais aussi de l’ensemble des acteurs locaux du vivre-ensemble. C’est pourquoi le Département, qui n’a pourtant pas de compétence obligatoire en matière de sécurité, mobilise ses politiques publiques afin de lutter concrètement contre l’insécurité en menant par exemple des actions :

  • de prévention à destination des jeunes,
  • pour lutter contre les violences faites aux femmes,
  • pour sécuriser nos équipements publics.

Lors de l’inauguration du commissariat du Raincy qui a eu lieu le 26 mai dernier, où vous étiez présent, Monsieur le Préfet, Bernard Cazeneuve, Ministre de l’Intérieur, lors de son intervention a bien sûr félicité les concepteurs de ce nouveau commissariat, soulignant ainsi l’importance de bonnes conditions de travail pour les fonctionnaires de police. Mais, ce fut également l’occasion pour le Ministre d’annoncer la création en 2015, de 172 postes supplémentaires de policiers pour la Seine-Saint-Denis, et de 2680 postes au niveau national avant 2017.

Permettez moi, à cet instant, Monsieur le Préfet, de saluer l’action du gouvernement en matière de sécurité et je sais que ces postes supplémentaires vont pouvoir renforcer les équipes actuelles. Néanmoins, cela ne sera pas suffisant pour combler les suppressions de postes de policiers et de gendarmes décidées par Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012. En effet, c’est près de 13 000 postes qui ont été supprimés par ce dernier.

Face aux défis posés par les nouvelles formes de délinquance urbaine, l’émergence d’un service public de la sécurité performant en Seine-Saint-Denis est une exigence portée par notre collectivité. Nous attendons de l’Etat qu’il nous soutienne au quotidien.

Alors ma question, Monsieur le Préfet, sera la suivante : un peu plus de 170 postes vont être créés d’ici la fin de l’année, alors pouvez-vous nous dire de quelle manière et sur la base de quels critères les futurs agents de police seront répartis sur le territoire de Seine-Saint-Denis ?

Monsieur le Préfet, Monsieur le Président et chers collègues, merci pour votre attention. »