J’ai rencontré Philippe Brun, responsable local de France Bénévolat qui tient une permanence régulière au centre socio-culturel Clara Zetkin à Villetaneuse.

France Bénévolat, reconnue d’utilité publique, a pour vocation de développer l’engagement bénévole associatif pour une citoyenneté active. Acteur majeur du monde associatif, cette structure promeut le bénévolat, met en relation les personnes intéressées et les associations, et accompagne ces dernières pour renforcer la reconnaissance et la valorisation de leurs bénévoles.

Comment « faire ensemble » aujourd’hui ? Quel est l’état des lieux de l’engagement bénévole sur notre territoire ? Comment agir en réseau pour développer des initiatives associatives de qualité ? Tels sont les sujets que nous avons abordés, alors que de nombreux acteurs participent à la concertation relative à la future loi « Egalité citoyenneté ».

 Une crise de l’engagement ? Pas vraiment !

Dans un premier temps, peut-on parler de crise du bénévolat ? Selon Philippe Brun, cette crise concerne davantage les bénévoles seniors car contrairement aux idées reçues, la jeunesse est très engagée, encouragée en cela par de nouvelles possibilités : nouvelles technologies, réseaux sociaux, ou encore financement participatif.

La définition d’objectifs précis à court et moyen terme, ainsi que la valorisation de l’engagement dans le cadre du travail constituent autant d’éléments qui incitent à l’engagement (le passeport bénévole).

Les freins au dynamisme associatif, notamment en Seine-Saint-Denis

En revanche, plus les difficultés socio-économiques sont présentes, plus l’engagement est difficile. Aussi c’est ce que l’on constate par endroit en Seine-Saint-Denis : le chacun pour soi ou l’entre-soi.

Autre obstacle : la multiplication de micro-associations et le désarroi face à la gestion administrative, c’est d’ailleurs sur ce point que France Bénévolat tente d’intervenir. Il y a donc plus de bénévoles, mais davantage encore d’associations qui se partagent les financements (qui progressent peu par ailleurs) : les phénomènes de concurrence pour l’accès aux ressources et de « saupoudrage » constituent donc autant de dangers pour le dynamisme associatif.

Quelles pistes pour susciter des vocations et des projets de qualité?

 France Bénévolat préconise donc d’agir de plusieurs manières :

  • faciliter les moments de rencontres inter associatives, en dehors des forums associatifs qui sont surtout des temps de recrutements d’adhérents.
  • Valoriser les ambassadeurs du bénévolat dans les lycées (un partenariat avec l’éducation nationale), qui contribuent à faire émerger les initiatives.
  • Encourager l’hybridation des ressources, car il est important que les associations s’autofinancent (mécénat, ressources marchandes ou non marchandes).

Aujourd’hui la vie associative génère entre 5 à 6% du PIB et représente 80% de l’Economie Sociale et solidaire (qui elle même pèse10% de l’économie nationale). France bénévolat souhaite ainsi participer à la structuration du maillage en Seine-Saint-Denis, en s’appuyant notamment sur la fédération des centres sociaux. J’ai assuré le responsable local de France bénévolat de ma disponibilité et de mon soutien pour ses initiatives à venir.

Pour aller plus loin : la documentation de France Bénévolat