Sur le total des 540M€ qui vont être gérés directement par la Région sur la période 2014-2020, 30M€ destinés aux territoires prioritaires pourront être fléchés sur des actions de lutte contre le décrochage scolaire.

Au lendemain de la journée de refus de l’échec scolaire et à moins d’une semaine de son forum de Lutte contre le décrochage scolaire, la Région Île-de-France devient la première/seule Région de France à pouvoir allouer des fonds européens à des projets destinés à réinscrire des jeunes dans des parcours éducatifs et de formation.

Depuis la loi sur les métropoles de janvier 2014, les Fonds Européens Structurels et d’Investissements (FESI) sont co-gérés par l’Etat et les Régions. Ces dernières ont été identifiées comme l’échelon territorial idéal pour utiliser ces fonds destinés à réduire les inégalités territoriales, faciliter l’accès à l’emploi, soutenir l’innovation ou encore le développement rural et agricole. Sur le total des 540M€ qui vont être gérés directement par la Région sur la période 2014-2020, 30M€ destinés aux territoires prioritaires pourront être fléchés sur des actions de lutte contre le décrochage scolaire.

Après l’Etat, c’est l’Union Européenne qui reconnaît que la lutte contre le décrochage scolaire est un investissement d’avenir !

Cette spécificité francilienne, âprement négociée à Bruxelles par Roberto Romero, vice –président de la Région en charge des questions internationales et européennes, est à la fois la prise en compte des profondes inégalités scolaires qui persistent sur notre territoire, mais également la reconnaissance du rôle de la Région en matière de politiques éducatives et d’innovation. Nous restons persuadés que compte tenu du renforcement de leur compétence en matière d’emploi et de leur proximité avec les territoires, les Régions ont un rôle majeur à jouer dans ce domaine. Après l’Etat, c’est l’Union Européenne qui reconnaît que la lutte contre le décrochage scolaire est un investissement d’avenir !

Sécuriser les parcours éducatifs

« Ce levier financier va nous permettre d’étudier une accélération de notre plan, notamment la construction de micro lycées, ces structures de « raccrochage » innovantes et efficaces dont nous souhaitions doubler le nombre et améliorer la répartition sur les territoires d’Île-de-France. Cela peut également nous permettre de renforcer notre action pour sécuriser le passage entre collège, lycée et/ou Centre de formation des Apprentis qui sont les moments charnières du parcours éducatifs. Actuellement, notre politique régionale de lutte contre le décrochage est en cours d’expérimentation dans 4 départements (75, 77, 93 et 95). L’utilisation de ces fonds européens sera définie en fonction des résultats de cette expérimentation.