Aujourd’hui, dans le cadre de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, se tenait un Conseil départemental de prévention de la délinquance dédié à cette thématique.

Cette rencontre nous être permis de faire un point d’étape de l’engagement fort et exemplaire des acteurs publics dans notre département sur cette problématique. Nous avions enfin inscrit dans le Plan départemental de prévention de la délinquance 2014-2017 comme priorité l’amélioration de la prévention des violences faites aux femmes.

Alors que nous avons connu des évènements dramatiques le 13 novembre dernier, il est primordial alors que nos valeurs de progrès sont attaquées, que notre message républicain est contesté, de continuer de nous engager contre toutes les formes de violence.

Une des valeurs républicaines attaquée par le fondamentalisme religieux, c’est l’égalité, or c’est pour l’égalité entre les femmes et les hommes que nous nous engageons ici et ailleurs, mais aussi la liberté, la liberté pour les femmes de s’émanciper, de disposer de leurs corps et de leur vie.

Ainsi contre les violences faites aux femmes nous devons continuer de développer une action partenariale de qualité entre les services de l’Etat, le Parquet, le Département via l’Observatoire, et l’ensemble des acteurs associatifs mais aussi les communes, qui interviennent dans l’accompagnement des victimes, mais aussi dans l’information et la prévention auprès des publics.

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J’ai rappelé l’engagement du Département sur ces sujets et le travail de très grande qualité réalisé par Ernestine Renai avec l’observatoire des violences faites aux femmes (toutes les actions de l’observatoire ici). Ce travail pluri acteurs a permis de placer en pointe la Seine-Saint-Denis et de faire avancer des outils dont nous assumons un portage commun, utiles aux victimes, mais aussi exemplaires dont d’autres territoires s’emparent ou dont l’Etat travaille à la généralisation. Je fais bien entendu référence au téléphone d’alerte.

Aujourd’hui encore, notre département s’engage sur un autre terrain. J’ai ainsi signé au nom de département un protocole expérimental d’aides aux victimes de la prostitution. L’objectif de ce protocole est d’organiser la mise en relation de la victime prostituée dénonçant des faits de proxénétisme.

C’est l’engagement et la pleine adhésion des acteurs de terrain, des partenaires et des professionnels auprès des publics (bénévoles, associatifs, travailleurs, sociaux, personnels soignants, magistrats, avocats et fonctionnaire de police), dans la conduite de ces politiques publiques, qui les rendent pertinentes et efficaces, parce que mutualisées, coordonnées et reposant sur l’expérience du terrain.

C’est de cette manière que se conçoivent nos politiques publiques en Seine-Saint-Denis. C’est de cette manière que nous nous engageons pour la protection et les droits des femmes !