La situation à Gaza est dramatique du point de vue humanitaire et du point de vue du droit international. A l’origine de cette escalade meurtrière, les enlèvements et les exécutions des trois jeunes  israéliens et du jeune palestinien en représailles constituent des actes intolérables, pour lesquels les auteurs doivent être sévèrement condamnés.

Le Hamas a tiré une centaine de roquettes sur le sud d’Israël. En réponse, l’armée israélienne mène une offensive militaire sur Gaza, sous blocus depuis 2007. Cette riposte est disproportionnée. Elle est supposée être dirigée contre le Hamas, mais elle tue des civils sans discernement, elle frappe des innocents et sans doute n’affaiblira-t-elle pas les extrémistes de tout bord qui jetent de l’huile sur le feu.

Alors que les familles des jeunes israéliens et palestiniens tués se sont rencontrées, exprimant ainsi  dans la dignité une volonté d’apaisement, les violences doivent cesser. Le bilan est déjà trop lourd avec près de 70 morts. Une nouvelle opération militaire d’ampleur telle que « plomb durci » en 2008-2009  ou « Pilier de la défense » en 2012 n’est pas acceptable.

Ce qui est en jeu, c’est le droit de chacun des peuples à vivre en sécurité dans des Etats aux frontières sûres et reconnues. Aussi, le rôle de la France n’est pas d’apporter son soutien unilatéral aux opérations militaires israéliennes dans un premier temps, puis déplorer le nombre de victimes palestiniennes le lendemain auprès de l’Autorité palestinienne. Le rôle de la France, c’est de peser de tout son poids dans cette région du monde pour que cesse cette escalade meurtrière. Le rôle de la France, c’est de contribuer à faire du respect par tous des droits humains et du droit international, la seule boussole pour l’existence d’une paix juste et durable.